Comment sont récoltées les données de la comptabilité nationale ?
Données macroéconomiques: principes de base
Deux sources principales de données en économie (ainsi qu’en sciences sociales en général)
Données provenant d’enquêtes au moyen de questionnaires
ex: données sur la consommation, statistiques du marché du travail, de la valeur ajouté des entreprises
Données administratives
ex: comptes publics
Distinction importante, car pour les données d’enquêtes, les principes de la statistique (échantillonage, calculs des marges d’erreurs, tests statistiques) doivent être respectés, ce qui n’est pas (forcément) le cas des données administratives.
Données d’enquête
Faire attention à la qualité des enquêtes qui dépend de:
Le procédé d’échantillonage
La taille de l’échantillon et sa représentativité
Le taux de réponse (nombre de personnes qui ont répondu à l’enquête / total des personnes appelées à participer à l’enquête)
Récolte de données d’enquête
un problème à ne pas sous-estimer
Un taux de réponse faible (<60%) indique que l’enquête a manqué une partie importante de la population ==> données récoltées ne sont pas représentatives.
Exemple: crise des données en Grande-Bretagne
“Declining response rates to the LFS (labour force surveys) have made the numbers so volatile that it is impossible to be sure whether employment is rising or falling from one quarter to the next — let alone how the labour market has evolved in the years since the pandemic.” “How flawed data is leaving the UK in the dark”, Financial Times
Exemple: crise des données aux USA
Données administratives
Exemple: données fiscales (qui permettent les mesures de distribution du revenu), certaines données du marché du travail (ex: Seco et le nombre de chômeurs inscrits), données sur les finances publiques…
Les données administratives ne sont pas récoltées à travers un processus d’échantillonnage. Par exemple, cela ne fait pas sens de calculer les intervalles de confiance pour la dette publique ou les dépenses publiques.
Mais cela ne veut pas dire que les données administratives sont exhaustives
D’ou la récurrence de “révisions” des séries de données administratives.
La “comptabilité” nationale
Le terme de comptabilité peut être trompeur, car la comptabilité nationale est très différente de la comptabilité en entreprise:
Le comptable d’une entreprise dispose de registres avec une information complète sur les données de l’entreprise
Cela n’est pas possible pour la comptabilité nationale (impliquerait une information exhaustive sur des millions d’individus et d’entreprises)
La comptabilité nationale repose donc forcément sur une information partielle qui nécessite des approximations, des estimations et des révisions
Comptabilité nationale et statistique
Les données provenant des comptes nationaux sont des approximations
Ces approximations sont possibles grâce à des données récoltées de manière plus ou moins dissipée selon la qualité du système publique de statistique du pays considéré.
Il n’est en outre pas possible de mesurer statistiquement ces approximations (ex: intervalle de confiance de l’estimation du PIB), car la comptabilité nationale n’est pas le résultat d’une seule grande enquête.
Au contraire, les comptes nationaux sont le résultat de compilations complexes de données provenant d’un grand nombre de sources différentes.
PIB = Somme des valeurs ajoutées sur un territoire donné sur une période donnée (le plus souvent dans un pays sur un an)
La valeur ajoutée étant la valeur monétaire (aux prix de marché) des biens et services, à laquelle on soustrait la valeur monétaire de la consommation intermédiaire
Pour être précis, il faut mentionner l’ajout des taxes moins les subventions sur les produits et services
Secteurs institutionnels
\(PIB = \sum valeurs \ ajoutées\), mais de qui ?
Les “acteurs” de la comptabilité nationale sont les “secteurs institutionnels” qui incluent:
Les entreprises non-financières
Les entreprises financières (banques, assurances…)
Le gouvernement
Les ménages (dont les “institutions sans but lucratif au service des ménages” ISBLSM)
Les ISBLSM sont des organisations crées par des groupes de ménages afin de fournir un service de manière non-lucrative. Exemple: syndicats, organisations religieuses, associations philantropiques, de charité… (comme la Croix-Rouge). Une telle organisation doit être financée par des donations ou un abonnement régulier afin d’être considéré comme une ISBLSM par la comptabilité nationale (voir UNA, p.141).
Approche production du PIB
\[PIB = \sum output \\ - \sum consommations \ intermédiaires\\ + taxes \ sur \ les \ produits \\ - subventions \ sur \ les \ produits\]
Approche dépense du PIB
\[PIB = C + I + G + X - M\]
Avec \(C\) la consommation, \(I\) l’investissement, \(G\) la dépense publique et \(X-M\) la balance commerciale (exportations-importations de biens et services).
\(C\) Consommation
La comptabilité nationale définit \(C\), la consommation, comme les dépenses de consommation finale privée des ménages et des ISBLSM. Cela inclut par exemple les dépenses pour la nourriture, le loyer, l’énergie…
Important
La consommation finale privée des ménages n’inclut pas toutes les dépenses. Par exemple, l’achat d’une résidence est considéré par les comptes nationaux comme un investissement (donc est compté dans \(I\)).
L’enquête sur le budget des ménages
Sur quelles données sont fondées les estimations de \(C\) ? Sur les enquêtes sur le budget des ménages.
En Suisse, l’OFS mène sa propre enquête sur le budget des ménage chaque année depuis 2000. - Enquête statistique auprès d’un échantillon d’environ 3000 personnes.
L’enquête sur le budget des ménages permet aussi d’estimer les coefficients budgétaires servant à pondérer le prix élémentaire des biens et services pris en compte dans le panier-type servant à calculer l’indice des prix à la consommation (IPC).
Note
Le coefficient budgétaire d’un bien \(i\) est la somme dépensé pour ce bien divisé par la somme totale des dépenses. Le prix élémentaire d’un bien est son prix à l’année \(t\) divisé par son prix à une année de base.
Une imputation très importante qui est ajoutée aux dépenses de consommation finale des ménages est celle des loyers imputés
On impute aux propriétaires de leur logement le loyer qu’ils payeraient s’il n’étaient pas propriétaires.
Pourquoi ces loyers imputés sont-ils nécessaires ?
Car si on ne prenait pas en compte ces loyers imputés, on verrait une baisse tendancielle du PIB due à l’augmentation structurelle du nombre absolu de propriétaire.
\(G\) dépense publique
Inclut les dépenses générales du gouvernement, notamment les services publiques (éducation, santé, sécurité…).
Comme ces biens et services fournis par l’État ne sont pas achetés directement par les autres secteurs institutionnels, leur comptabilisation ne se fait pas à leur valeur marchande comme pour \(I\) et \(C\).
\(G\) est donc estimé à travers les coûts. En termes de comptabilité, la consommation finale du gouvernement est équivalente à ses coûts
Exemple: le service rendu par tous les professeurs d’une école publique équivaut aux salaires qui leur sont versés. Même principe pour tous les autres fonctionnaires (police, administration, armée…).
\(G\)
\(G\) est donc estimé à travers la somme des coûts de:
Les salaires versés aux employés du gouvernement
Plus l’achat par le gouvernement de matériels et autre consommation (le “C” propre à l’État)
la consommation de capital fixe (le “I” propre à l’État: achats de machines, de biens immobiliers etc.)
l’achat de biens et services par le gouvernement au bénéfice des ménages (ex: remboursement des soins de santé)
d’autres taxes payés sur la production (marginal)
les paiements des ménages et des firmes pour les services fournis par le gouvernement (ex: entrée au musé)
le comptre propre de consommation de capital fixe.
La sous-estimation de \(G\)
Cette estimation de la valeur ajoutée des services publiques à travers les coûts implique que cette dernière est sous-estimée dans les comptes nationaux.
Contrairement aux entreprises privées, les services publiques n’appliquent pas de taux de marge
Toute chose égale par ailleurs, la privatisation d’un service publique (par exemple un hôpital) aboutirait à une augmentation du PIB, mais cette augmentation est “artificelle” dans le sens où l’augmentation est uniquement due à l’ajout d’un taux de marge, la valeur ajoutée des services n’ayant pas changé.
\(I\) Investissement
Sont définis (dans la comptabilité nationale) comme investissement les achats de machines (logiciels informatiques inclus), les achats immobiliers et la constitution de stocks (inventaires). ==> Formation brut de capital (gross capital formation)
En ne prenant pas en compte les inventaires: formation brut de capital fixe (gross fixed capital formation)
Pourquoi ces termes plutôt que simplement “investissement” ? Car l’usage courant du terme investissement fait souvent référence aux investissements financier dans les marchés d’action ou autre.
Il est aussi possible et courant d’estimer formation net de capital fixe en prenant en compte la dépréciation du capital, appelée consommation de capital fixe dans les comptes nationaux.
Exportations et importations \(X-M\)
Les flux d’exportations et d’importations sont décomposés en quatre parties:
le commerce extérieur de biens
le commerce extérieur de services
achats directs par les résidents dans le reste du monde (considéré comme des importations de services)
achats directs par les non-résidents dans le territoire économique (exportations de services)
Territoire, résidence et reste du monde
Ces trois notions ont une définition bien particulière en comptabilité nationale et sont importantes à comprendre afin de comprendre la balance commerciale:
La notion de territoire économique se réfère à l’aire géographique d’un État. Cela inclut son espace aérien, ses eaux territorials et ses enclaves territoriales dans le reste du monde. Seule la production prenant place dans le territoire économique est prise en compte dans les comptes nationaux. La production d’un établissement de Novartis situé aux États-Unis n’est pas comptabilisée dans les comptes nationaux suisses, mais dans les comptes étatsuniens.
Résidence et reste du monde
Les résidents d’un territoire économique sont les entités (firmes & ménages) exerçant une activité économique sur le territoire depuis au moins un an.
Les travailleurs saisonniers travaillant seulement quelques mois dans un pays donné ne sont par exemple par considéré comme résident du pays et leur revenu n’est donc pas comptabilisé.
Au contraire, un ménage dont les membres travaillent dans le pays A mais consomment et vivent dans le pays B sont considérés comme résident de B et ne sont pas comptabilisés dans A.
Le reste du monde est composé de tous les non-résidents transactant avec le pays considéré. Ces transactions inclues:
La balance commerciale (exportations et importations)
Les revenus reçus par les résidents de l’étranger et les revenu versé à l’étranger aux non-résidents (foreign net income ou flux de revenus extérieur net).
Flux de revenus extérieurs nets (foreign net income FNI)
Sert à mesurer le revenu national brut (RNB, aciennement produit national brut PNB) en l’additionnant au PIB
\[
RNB = PIB + FNI
\]
Les données du FNI sont généralement trouvables dans les tableaux du PIB dans l’approche revenu
Balance des comptes courants et flux de revenus extérieurs net
La balance des comptes courants (current acount balance CAB) est définie comme la somme des exportations nettes et des flux de revenus reçus de l’étranger moins les flux de revenus versés à l’étrangers:
\[
CAB = NX + FNI
\]
Si \(CAB>0\), le pays considéré est en surplus vis-à-vis du reste du monde et inversement
Contributions à la croissance
L’approche dépense du PIB implique que le taux de croissance du PIB peut être décomposé dans ses différentes composantes:
Avec \(Y_t\) et \(NX_t\) le PIB nominal et les exportations net à la période \(t\). Calculer ces contributions à la croissance permet d’identifier si la croissance entre les périodes considérées est principalement tirée par la consommation, l’investissement, la dépense publique ou les exportations nettes.
Contributions à la croissance (2)
Les contributions à la croissance peuvent aussi être calculées comme suit, à partir du poids des différentes composantes dans le PIB:
avec \(c, i, g, nx\) le taux de croissance de la consommation, de l’investissement, des dépenses publiques et des exportations nettes
Contributions relatives à la croissance
Le désavantage des deux formules de contributions à la croissance ci-dessus est que les contributions ne sont pas comparables entre pays. Pour y remédier, il faut diviser les contributions par le taux de croissance (afin de normaliser les contributions), avec \(y_t\) le taux de croissance \(y_t = \frac{Y_t - Y_{t-1}}{Y_{t-1}}\)
Rapport 2026 des tendances conjoncturelles de l’économie suisse publié par le SECO
Usages des contributions à la croissance
==> En macroéconomie, une littérature très large s’est développée autour d’une typologie des régimes de croissance à partir du calculs de contributions à la croissance
Trouvez la page sur laquelle le SECO met à disposition les données du PIB suisse selon les trois approches
Téléchargez le tableau excel “PIB, approche par la dépense, données brutes”
Dans la feuille contenant les données nominales annuelles, identifiez les variables suivantes: dépenses de consommation privée des ménages (\(C\)), des administrations publiques (\(G\)), des investissement (\(I\)), des exportations et importation (\(X\) et \(M\)).
Ouvrez une nouvelle feuille et copier-collez y ces variables. N’oubliez pas d’ajouter une variables pour les années et de mettre le nom des variables en première ligne. Importer cette feuille dans R.
Note
pour importer la feuille excel, utilisez la fonction read_excel(), pour créer une nouvelle variable, la fonction mutate(), diff() et log() pour calculer les taux de croissance et lag() pour prendre la valeur d’une variable à \(t-1\)
Exercice 1 (suite)
Calculez la part de chaque composante des dépenses \(C\), \(G\), \(I\), \(X\), \(M\) dans le PIB. Comment ces différentes parts ont-elles évolué ?
Calculez les contributions à la croissance annuelle pour chacune de ces composantes. Produisez un graphique montrant l’évolution des contribution chaque année depuis 1980.
À partir de ces contributions, calculez la moyenne générale des contributions sur l’ensemble de la période. Calculez et comparez les moyennes des contributions avant et après la crise financière de 2008.
Limites des contributions à la croissance
Le calcul des contributions relatives pose problème quand le taux de croissance est très proche de 0 (diviser par un nombre proche de 0 donne un résultat infini)
Les contributions à la croissance ne nous renseigne pas sur pourquoi les composantes contribuent différemment à la croissance
Ni sur comment sont financés les différentes dépenses
En macro post-Keynésienne, les contributions à la croissance sont donc souvent complémentées par une analyse des balances sectorielles
Limites des contributions à la croissance (2)
Tendance à surestimer la contribution à la croissance du secteur domestique et à sous-estimer celle des exportations
Pour comprendre pourquoi, il faut faire une distinction entre la part des importations qui sont absorbées par les exportations (par exemple les biens intermédiaires et matières premières) et la part des importations consomées par le secteur domestique (notamment \(C\)).
Dans le calcul traditionnel des contributions à la croissance, on soustrait toutes les importations aux exportations alors qu’il faudrait seulement soustraire la part des importations “consommée” par les exportations.
Idéalement, il faudrait donc aussi soustraire aux composantes du secteur domestique (C,I,G), la part des importations qu’elles consomment.
Ce genre de calculs de contributions ajustées pour les importations sont possibles, mais seulement avec les tables input-output, voire Baccaro et Hadziabdic (2024)
Balances sectorielles
\[
\underbrace{(S - I)}_{surplus\ secteur \ privé} + \underbrace{(T-G)}_{surplus\ secteur\ public} + \underbrace{(-CAB)}_{surplus\ du \ reste \ du \ monde} \equiv 0
\]
Approche revenu du PIB
\[
PIB \equiv WL + R
\]
Le pib peut aussi est défini comme la somme de tous les revenus d’une économie, répartis entre tous les salaires versés dans l’économie (\(W\) le salaire nominal multiplié par la quantité de travail \(L\)) et les profits \(R\) (en ignorant les rentes ou bien en les considérant comme partie des profits).
En comptabilité nationale:
\[
PIB = compensation \ des \ employés + excédent\ brut \ d'exploitation\ et \ revenu \ mixte
\]
La compensation des employés est la variable la plus similaire aux salaires \(W\), mais a une conception plus large car est plus globale que les salaires (inclut toutes les rémunérations des salariés).
L’excédent brut d’exploitation brut est le montant de profit dégagé par les entreprises \(R\) (gross operating surplus), le revenu mixte (mixed income) est le revenu des indépendants et auto-entrepreneurs.
Revenu mixe et excédent brut
Dans certains pays (comme en Suisse), le revenu mixe et l’excédent brut d’exploitation sont mélangés dans une seule catégorie.
Cela pose problème pour le calcul de la part des salaires et des profits dans la valeur ajoutée, qu’il faut donc ajuster par la part des indépendant et des autoentrepreneurs dans l’emploi.
Calcul (non ajusté) de la part des salaires et des profits
\[
PY \equiv WL + R
\]
Avec \(PY\) le pib nominal (le pib réel P multiplié par le niveau des prix P), \(W\) le salaire nominal et \(L\) la quantité de travail (soit mesurée en heures de travail, soit par le nombre de personnes employées) et \(R\) l’excédent brut d’exploitation (les profits).
Calcul (non ajusté) de la part des salaires et des profits (2)
Avec \(w\) le salaire réel (\(W/P\)), \(a_0\) le ratio travail-output (\(L/Y\)) et r la part des profits. \(wa_0\) est la part des salaires dans le revenu national (PIB).
Part des salaires et coût unitaire du travail (Unit labour cost)
La part des salaires \(wa_0 = \frac{WL}{PY}\) mesure la quantité de rémunération des salariés pour chaque unité d’output (\(PY\)), c’est pour cela que ce ratio est aussi considéré comme le “coût” unitaire du travail.
L’identité fondamentale du PIB
Les trois approches que nous avons passées en revue: approches production, dépenses et revenus, sont équivalentes en termes comptables. Cela repose sur le fait que:
Toutes les dépenses sont des revenus et inversements
Toutes les dépenses se font sur des biens et services nécessairement produits
Téléchargez le tableau Éxcel des données du PIB selon l’approche revenu sur la page du SECO
Calculez la part du profit et des salaires dans la valeur ajoutée (PIB) pour chaque année depuis 1990 (vous pouvez le faire directement dans excel, copier coller la feuille nom_y entièrement dans une nouvelle feuille)
Faites la somme entre la part des salaires et des profits, que remarquez-vous ? En partant de l’équation \(PIB \equiv W+R\), quelle devrait normalement être la valeur de cette somme ? Comment expliquer cet écart ?
Corrigez la série pour qu’elle s’additionne à 1
Allez sur DBnomics. Sous “providers”, allez sur les données de l’AMECO et cherchez les données sur la part des salaires (“adjusted wage share”). Filtrer les données pour n’avoir que la part des salaires pour la Suisse. (voir slides suivantes pour une intro a dbnomics)
Comparez la part des salaires de l’AMECO avec la série que vous avez calculé. Comment expliquer cet écart ?
Dbnomics
Dbnomics recense en une seule plateforme les principales bases de données macroéconomiques (de l’OCDE, du FMI, de la Banque Mondiale, d’EUROSTAT…) ==> très utile pour trouver rapidement des données
Le package rdbnomics permet d’importer ces données directement dans R (installation nécessaire install.packages("rdbnomics"))
L’importation de données se fait avec la fonction rdb dans laquelle il faut préciser le nom de code de la variable
dbnomics
Il faut préciser le chemin vers la variable, qui contient le nom de la base de données (AMECO) le code la variable (UQGD) et le pays concerné (CHE.1.0.0.0.UQGD)
Seules les variables original_period (les années) et value (la valeur de la variable, ici le revenu brut d’exploitation) nous intéresse ==> selectionner ces deux colonnes avec select(). On peut aussi remarquer que original_period est reconnue (codée) en tant que variable catégorielle (chr), on peut éventuellement la transformer en variable numérique.
Dbnomics
library(tidyverse)library(rdbnomics)data =rdb(ids ="AMECO/UQGD/CHE.1.0.0.0.UQGD") %>%select(original_period, value) %>%drop_na() %>%# enlever les valeurs manquantesrename(year = original_period,gross_op_surplus = value )data$year =as.numeric(data$year)data
Comment sont récoltées les données de la comptabilité nationale ?